Je regardai les arbres immobiles. Leurs feuilles ne bougeaient pas. Il n'y avait pas un seul brin d'air qui pouvait se glisser à travers le feuillage. J'étoufais, il était très difficile de réspirer par cette chaleur écrasente. Je pris une bouteille d'eau dans mon sac et commençais à boire à grandes gorgées. Je mouillais un peu mes mains pour me rafraîchir le visage. Je m'adossai ensuite contre le banc et commençai à fermer les paupières que je trouvais terriblement lourdes, sûrement dû à la fatigue.
Je me trouvais devant la bibliothèque, en attendant Julien qui était partit rendre ses livres. Il en mettait du temps quand même. Je ne voulais pas trop m'attarder dans ce coin isolé. Je prenais les mises en gardes de mon père très au serieux. En étant ici, je trahissais en quelque sorte sa confience. Une boule de culpabilité se noua au creux de mon ventre. Et si, par je ne sais quels moyens, mon père apprenait ma désobéissence? Je n'avais pas très envi d'être privé de sortie pendant les vacances scolaires, et Julien serait terriblement déçu. Mais que faisait-il? Cela faisait environ une demi-heure qu'il était entré dans la bibliothèque.
Je m'inquiétais. Je pris mon sac et partis à sa recherche. Je ne l'avais pas vu sortir du bâtiment, alors il devait toujours y être.
Un léger frisson parcouru mon corps en entrant dans la bibliothèque. Il y régnait une fraîcheur qui nous donnait une sensation de bien être. Je me sentai soudain moins sale et collant. Tous mes sens étaient en éveils. Je réspirais un grand bol d'air frais et me dirrigeai vers le comptoir. Je demandai à la dame si elle n'avait pas vu un garçon d'un peu près mon âge. Elle me montrai du doigt le fond de la salle et l'escalier qui donnait accès au premier étage.
Je me dirrigeai dans la direction indiqué et montai l'escalier. Après avoir monté les marches qui me semblaient interminables, je me retrouvais dans une vaste salle, uniquement composée d'innombrables étagère, hautes de plusieurs mètres. De milliers de livres demeuraient impeccablement rangés sur ces étagères. Une odeur agréable se degageait de cette salle, une odeur dû à la poussière et à l'ancièneté des livres. Il régnait un silence lourd et pesant, seulement perturbé par quelques murmures et quelques rires étouffés. Tout au fond de la salle, se trouvaient plusieurs tables et plusieurs chaises, ainsi que quelques fauteuils, où siègeaient le peu de personnes qu'il y avait, toutes absorbées par le livres q'elles avaient choisies.